Formazione continua: corsi, certificati e finanziamenti: CFP e AFC sono titoli di base riconosciuti a livello federale; FPS offre 260 esami di professione e 160 esami superiori; Chi ha un titolo FPS guadagna il 30% in più rispetto al livello secondario II
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Formation continue

Formation continue et carrière : cours, certificats et financements

En Suisse, la formation continue ne constitue pas un secteur à part entière.

Formation continue et carrière : s’orienter dans le système suisse

En Suisse, la formation continue ne constitue pas un secteur à part. Elle est la suite naturelle de parcours qui débutent par un titre de base : certificat fédéral de formation pratique (CFCP) ou attestation fédérale de capacité (AFC). Ils se poursuivent vers la formation professionnelle supérieure (FPS), qui comprend les examens professionnels et les filières des écoles supérieures (ES).

La combinaison étude-travail caractérise le modèle suisse : la majorité des personnes suivent les cours de FPS tout en travaillant. Le coût d’opportunité diminue, car il n’est pas nécessaire d’interrompre son rapport de travail pour obtenir une qualification.

Pour s’orienter, trois critères sont essentiels. Premièrement : quels cours existent et sous quelles formes. Deuxièmement : quels certificats et titres sont délivrés et reconnus. Troisièmement : avec quelles ressources financer le parcours.

Les noms des titres se divisent en trois familles. À la base : CFCP et AFC. Au niveau supérieur : les attestations professionnelles fédérales et les titres des examens professionnels, à savoir l’examen professionnel et l’examen professionnel supérieur. Puis les titres des filières des ES.

Le cadre légal de la formation professionnelle est la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr), en vigueur depuis le 1er janvier 2004. C’est cette loi qui a introduit le CFCP.

Les repères à suivre tout au long du parcours se regroupent en trois catégories. Titres : CFCP, AFC, attestation professionnelle fédérale, titre ES. Examens : examen professionnel, examen professionnel supérieur. Financements : fonds publics et privés, Confédération et Cantons, canaux de soutien à la mobilité et aux échanges, bourses de la SEFRI, financement public OFPC/EBG.

Choisir des cours utiles : catalogues, secteurs et formules

Première étape : comprendre quelle offre existe sur son territoire. Les Cantons et les organismes de formation publient des catalogues de cours professionnels : il convient de les consulter pour savoir quels parcours sont disponibles dans sa région.

Les catalogues de cours professionnels sont un outil concret pour s’orienter : ils recensent l’offre disponible au niveau régional ou sectoriel. Certains cours peuvent être liés à des canaux de soutien public.

Un cours peut donc déjà être associé à un canal de soutien : dans ces cas, il importe de comprendre qui paie et à quelles conditions.

Lors de la consultation d’un catalogue, vérifiez les destinataires, les compétences promises et la compatibilité avec l’horaire de travail. Vérifiez également si le cours débouche sur un certificat reconnu ou sur une simple attestation de participation. La distinction est décisive si l’objectif est une évolution de carrière, et non pas seulement une mise à jour des connaissances.

Demandez explicitement le titre que le cours délivre. Il peut s’agir d’une attestation professionnelle fédérale, d’un titre ES ou d’une simple attestation de participation. Seuls les deux premiers sont des titres reconnus.

En Suisse, la formule compatible avec l’activité professionnelle prévaut : cours du soir, modules intensifs, formation à distance ou parcours structurés en emploi. Choisir une formule soutenable dans le temps compte autant que choisir le bon contenu. Un parcours interrompu ne produit pas de titre.

Les catalogues ont une édition et sont mis à jour régulièrement. Avant de s’inscrire, il convient de vérifier que l’édition consultée est bien la version actuelle.

Du CFCP à l’AFC : certificats fédéraux et passerelles possibles

Le CFCP figure parmi les principales nouveautés de la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr). D’une durée de deux ans, il s’adresse surtout aux personnes douées pour les travaux pratiques. Contrairement aux anciens apprentissages empiriques, il conduit à un titre reconnu au niveau fédéral, avec des compétences uniformes à l’échelle nationale.

L’autre titre de base est l’AFC. Il clôt les formations professionnelles initiales de trois ou quatre ans. Le CFCP est le titre de la formation biennale et garantit des solutions continues vers les formations menant à l’AFC.

Les formations CFCP reposent sur des profils professionnels autonomes orientés vers le marché du travail. Elles assurent la continuité vers les formations professionnelles initiales de trois ou quatre ans. Elles transmettent des compétences qui devraient permettre une intégration durable dans le monde du travail. Le CFCP est donc une offre centrée sur les qualifications demandées par le marché.

Le rôle des organisations du monde du travail (OMT) est central. Comme le veut la tradition de la formation professionnelle suisse, ce sont les OMT qui décident si des formations professionnelles initiales biennales doivent être proposées dans leur domaine professionnel. La Confédération et les Cantons coopèrent en créant les conditions-cadres pour une offre suffisante.

Le CFCP présente toutefois une tension structurelle. D’une part, les compétences opérationnelles doivent être définies afin que les titulaires aient de bonnes opportunités sur le marché du travail. D’autre part, il est souhaitable d’offrir au plus grand nombre de jeunes et d’adultes la possibilité d’obtenir un titre reconnu au niveau fédéral.

Il en résulte des conflits d’objectifs potentiels entre inclusion et exigences du marché. La recherche de terrain rappelle par ailleurs que, pour développer de nouvelles professions CFCP, une analyse des besoins est nécessaire. Elle doit montrer la demande du marché du travail, tout en garantissant la perméabilité vers d’autres formations professionnelles.

Formation professionnelle supérieure : examens, écoles supérieures et titres

La formation professionnelle supérieure répond aux exigences du marché du travail ; elle prépare à des fonctions spécialisées et de direction. Elle part de l’expérience professionnelle : toute personne titulaire d’une AFC ou d’un titre équivalent du degré secondaire II peut se spécialiser, approfondir ses connaissances et acquérir également des qualifications en gestion d’entreprise.

La FPS s’articule autour de deux grandes familles. D’un côté, les examens professionnels : l’examen professionnel et l’examen professionnel supérieur. De l’autre, les filières de formation des ES.

L’offre est vaste : en Suisse, on peut choisir parmi 260 examens professionnels et 160 examens professionnels supérieurs. Les filières de formation des ES sont au nombre d’environ 440. L’offre couvre tous les domaines professionnels et permet de choisir parmi environ 470 titres ; la plupart sont des attestations professionnelles fédérales.

Le lien avec le monde du travail est étroit. Les associations professionnelles et sectorielles définissent les contenus de formation et les adaptent aux besoins du marché. Les titres délivrés sont très recherchés car ils garantissent une forte orientation pratique.

Les noms des parcours les plus fréquentés ressortent d’une vue d’ensemble des examens professionnels, des examens professionnels supérieurs et des filières ES comptant le plus grand nombre d’inscrits. Ceux qui cherchent un titre dans un domaine spécifique peuvent partir de là.

Parcours de formation les plus fréquentés en FPS

  1. Examens professionnels260 cours disponibles
  2. Examens professionnels supérieurs160 cours disponibles
  3. Filières ES440 parcours

Valeur des titres et retour sur carrière

La formation professionnelle supérieure est considérée comme un investissement rentable. Par rapport aux professionnels titulaires d’un diplôme du degré secondaire II, ceux qui détiennent un titre FPS gagnent 30 % de plus. Le titre ouvre également l’accès à des fonctions spécialisées et de direction, dans un système qui promeut l’apprentissage appliqué et la mise en œuvre rapide de nouvelles compétences. Il fournit du personnel qualifié à une économie hautement spécialisée.

La situation est différente pour les diplômes obtenus par des procédures alternatives, telles que la validation des acquis ou la reconnaissance d’un titre étranger. Une étude de la leading house GOVPET, menée dans le secteur de la garde d’enfants, montre que globalement, ces qualifications jouissent d’une bonne image. Elles restent cependant légèrement moins appréciées que les diplômes standard.

Dans un rapport de 2023, le Conseil fédéral se penche sur les qualifications obtenues via la validation des acquis. Il les juge inférieures à celles des parcours standards.

La perception n’est pas uniforme : elle varie selon les secteurs et les employeurs. Elle peut dépendre de la manière dont la procédure alternative a été conçue et du degré d’implication des employeurs. Pour qui évalue un investissement en formation, le titre compte, mais le parcours suivi pour l’obtenir et sa lisibilité aux yeux des recruteurs comptent tout autant.

Avantages économiques de la formation professionnelle supérieure

Accès à des rôles de direction
Oui
Perception par les employeurs
Très élevée pour les diplômes standard

Comment financer la formation continue

La formation professionnelle supérieure est financée par des fonds publics et privés. Outre le coût du cours, il convient de vérifier quelles contributions publiques existent aux niveaux fédéral et cantonal. Vérifiez également quels soutiens offrent les associations professionnelles sectorielles et quelles formes de participation prévoit votre employeur.

Les partenaires publics ont un nom : la Confédération et les Cantons. En tant que partenaires de la formation professionnelle, ils coopèrent pour garantir une offre de formation suffisante à l’échelle nationale.

Au niveau fédéral, les moyens ont aussi une dimension programmatique : le message complémentaire du 2 septembre 2026 limite les coûts du programme à un maximum de 100 millions de francs. Ce chiffre concerne le programme dans son ensemble, et non les frais de scolarité d’un cours individuel.

Un canal spécifique concerne la mobilité et les échanges : il existe des programmes qui soutiennent des périodes d’étude ou d’échange à l’étranger. Avant de compter sur ce canal, il convient de vérifier quels programmes sont disponibles, à qui ils s’adressent et à quelles conditions.

Les conditions et les exigences d’accès doivent être demandées directement à l’institut de formation ou à l’organisme qui gère le programme, car elles peuvent varier.

Sur le plan de l’information, la SEFRI regroupe les indications sur les bourses dans une section dédiée, intitulée «Bourses d’études». C’est le premier point à contrôler pour comprendre quels soutiens existent.

Les canaux publics peuvent être énumérés par nom : fonds de la Confédération et des Cantons, canaux de soutien à la mobilité et aux échanges, section « Bourses d’études » de la SEFRI. Ce sont les références à citer lorsque l’on demande un soutien.

À ceux-ci s’ajoutent les canaux privés et entrepreneuriaux : les soutiens des associations professionnelles sectorielles et la participation de l’employeur aux frais et au temps de formation.

Un facteur souvent sous-estimé est le coût d’opportunité. Comme la majorité des personnes suivent les cours de FPS parallèlement à leur activité professionnelle, le revenu continue largement d’entrer. Le coût réel se réduit aux frais de scolarité, au matériel et au temps soustrait aux loisirs. Avant de choisir une formule à plein temps, il convient de la comparer à un parcours du soir ou modulaire.

Avant de s’inscrire, il convient d’éclaircir trois points : si le Canton prévoit des contributions, si l’association professionnelle sectorielle soutient les coûts, si l’employeur participe aux frais et au temps. Ces trois fronts concentrent les sources publiques et privées qui financent la formation professionnelle supérieure.

Validation, titres étrangers et compétences acquises en emploi

Il existe deux manières principales d’obtenir un diplôme sans suivre le programme de formation standard correspondant. La première est la validation des acquis de l’expérience (VAE). La seconde est la reconnaissance d’un titre étranger. Dans la littérature spécialisée, ces instruments sont généralement considérés comme prometteurs pour améliorer l’inclusivité des systèmes de formation.

Le sujet est d’actualité : face à la pénurie générale de main-d’œuvre qualifiée, on observe un regain d’intérêt pour la VAE et les procédures alternatives de reconnaissance des compétences. En Suisse, cela concerne particulièrement la santé et l’action sociale. Le Conseil fédéral a publié un rapport qui offre un aperçu des pratiques correspondantes, en soulignant leur importance et leurs limites.

La limite principale est celle de la légitimation : ces procédures risquent de manquer de crédibilité aux yeux des employeurs, surtout si elles sont établies par les organes politiques sans leur implication. Celui qui a acquis des compétences en emploi ou détient un diplôme étranger risque d’être désavantagé : non pas parce que les compétences font défaut, mais parce qu’elles ne sont pas facilement visibles pour celui qui évalue une candidature. L’implication des employeurs dans la conception des procédures est donc à vérifier.

Comment évoluent les parcours et à quoi s’attendre

Le système suisse est en évolution sur plusieurs fronts. Un axe de recherche suit le développement des professions avec CFCP depuis leur introduction en 2004. Il examine également quelles exigences du marché du travail et de la société en guident l’évolution. Le développement constant des professions et de la formation professionnelle initiale est l’une des raisons pour lesquelles le système parvient à s’adapter aux changements du monde du travail.

Un deuxième axe concerne le renforcement de la FPS. Le paquet de mesures prévoit une collaboration plus intense entre les acteurs de la FPS et les hautes écoles, en particulier les hautes écoles spécialisées (HES). La collaboration est une responsabilité précise des ES et des HES ; à l’État revient un rôle subsidiaire.

La SEFRI en a discuté avec la Conférence des ES et swissuniversities. Le forum de dialogue sur les ES réuni en avril 2025 a offert une plateforme d’échange.

L’objectif est une plus grande transparence dans la perméabilité entre les titres FPS et les titres des hautes écoles, en particulier dans la validation des prestations de formation déjà acquises. Un aspect particulièrement important est l’amélioration de la validation selon les bonnes pratiques actuelles de swissuniversities, qui réglementent cet aspect et l’accès aux cycles d’études bachelor des HES.

Un troisième front est la communication. Malgré d’excellents débouchés professionnels, les jeunes et les parents considèrent souvent le parcours de formation générale, menant à un titre universitaire, comme plus prestigieux. Les mesures d’information devraient donc commencer dès le degré secondaire I. Elles devraient impliquer les parents, les enseignants et surtout les conseillers en orientation.

À l’automne 2025, la SEFRI a mandaté une étude pour faire le point sur la communication dans le secteur de la FPS. Le mandat doit identifier des mesures susceptibles d’améliorer sa notoriété, en particulier auprès des jeunes et des entreprises internationales. Le rapport final s’intitule « Mandat sur la communication dans la formation professionnelle supérieure », il est disponible et ses recommandations peuvent être reprises par les acteurs.

Pour ceux qui souhaitent se tenir informés : vérifiez l’offre de votre Canton et des associations sectorielles. Contrôlez si le parcours choisi mène à un titre reconnu et quelle perméabilité il offre vers des formations ultérieures. Clarifiez à l’avance les sources de financement publiques et privées. Évaluez si une validation des prestations déjà acquises ou une procédure de validation peut raccourcir le parcours.

Sur ce dernier point, il est utile d’impliquer tôt l’employeur. La reconnaissance passe aussi par sa perception.

Trois références restent à garder à portée de main : la SEFRI pour la section « Bourses d’études », les canaux de soutien à la mobilité et aux échanges, le Catalogue des cours professionnels ACO de l’IFFP pour l’offre de cours. Ce sont les points de départ pour vérifier le titre, la mobilité et les parcours disponibles.

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